Samedi 11 octobre 2008
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Depuis longtemps ( une quinzaine d'années ou plus), j'avais ce projet de marcher sur le chemin de compostelle mais sans réellement savoir pourquoi, quand, où
ni comment. Puis au mois de février 2008, ma femme m'a proposé de profiter du déblocage anticipée de la participation ( Merci Sarko, ça sera le seul merci que je lui adresserais).
Ce chemin est accessible à tous, on peut partir pérégriner dans le dénuement le plus complet c'est à dire comme si on n'avais pas le sou. mais je travaille ainsi que ma femme et je ne voulais
pas faire semblant et je me suis donc fixé un budget d'approximativement 300 euros.
J'ai dù réfléchir au moins deux jours...... et j'ai décidé de partir le 1 er mai ( le nombre de pont et de jours fériés me permettant de partir 12 jours). A partir de cette décision, j'ai passé
tout mon temps libre à construire mon itinéraire, à préparer mon sac, à me documenter gràce aux nombreux sites et blogs qui traite du sujet et au guide de la FFRP.
J'avais au départ l'intention de partir de chez moi près de Lille, donc prendre la voie de Tours via Paris, mais en douze jours, j'aurais juste atteint Paris...... Et puis en lisant quelques
récits, ce chemin est pauvre en hébergements et surtout il y a peu de pélerins. Mon but était de rencontrer des pélerins et d'échanger, de partager, d'ouvrir mon coeur en quelque sorte; Coeur que
j'ai tendance à durcir en pensant que c'est mieux pour affronter la vie.
Avant de partir, j'ai décidé de ne pas communiquer avec ma famille et notamment ma femme qu'au travers d'un sms par jour. "bien arrivé au gite, Bisous", et ce pendant 12 jours.
Je suis parti seul car j'ai voulu ôter toutes les référence à ma vie de sédentaire. On est sûr de ne plus être le fils, le père, le mari ou l'ami avec ses qualités et ses défauts. Et surtout en cas
de difficultés ou de mauvais choix, je ne pourrais m'en prendre qu'à moi. La procrastination étant un de mes nombreux défauts.
Je n'ai pas suivi de préparation physique particulière, je pratique le judo, je suis donc un peu sportif. Je cours de temps à autre. Je me sentais en pleine condition pour
gravir, voir avaler tous les sommets qui se présenteraient à moi.
Par jean-michel de lille
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Publié dans : Compostelle 2008
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