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  • : Mon chemin vers saint jacques de compostelle
  • Mon chemin vers saint jacques de compostelle
  • : Pourquoi Compostelle et cette voie ! Mon chemin, mes étapes, hébergements et sa préparation ! Des photos et quelques réflexions sur ce chemin. Ce blog donne des détails sur l'itinéraire (Le puy en velay à saint jacques de compostelle), les étapes avec le nom des villes et des conseils pour bien cheminer.
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  • : 10/10/2008

La préparation de mon chemin

Saint Gilles (ou régordane)

Texte Libre

Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 17:44



Le 1er mai 2008, 6h30 après les derniers bisous et recommandations de prudence de Laurence, ma wife bien sur, départ pour Paris puis à 12h et des brouettes départ de la gare de Lyon jusque Saint-Étienne, puis le Puy en Velay.
Cela fait une drôle d'impression de passer de la civilisation au camino ( En plus, j'étais en plein Paris dans une manif pour le 1er mai, 5 heures auparavant).
L'arrivée au Puy a été l'occasion pour mes parents de venir me souhaiter un bon chemin (Quelques recommandations de prudence), puis direction l'accueil Saint Jacques (en photo ci-dessus), pour poser mon sac puis aller chercher ma crédential.
Le contact avec les pèlerins est très facile comme si tout le monde se connaissait depuis longtemps. Même avec les pèlerins venant d'autres pays, le contact est aussi facile malgré la barrière de la langue.
Rencontre de Marie et Bernard à l'association jacquaire pour la crédential que je reverrais plus tard sur le chemin.
De jacques de Bruxelles que je retrouverais plus tard.
Rencontre de Hervé (je crois) de Lyon et d'une pèlerine qui vient de Paris avec qui j'ai gouté aux fameuses lentilles du Puy.
Par jean-michel de lille - Publié dans : Compostelle 2008 - Communauté : COMPOSTELLE
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 17:47
Vendredi 2 mai 2008,

Départ: 8h20
Arrivée: vers 15h30
Distance: 24 Kms
Relief: 1ère montée à la sortie du Puy
2ème avant d'entrée dans la forêt
Descente dangereuse en arrivant sur Saint Privat d'allier


Lever 6h00, un bol de café puis direction la cathédrale notre dame pour assister à la bénédiction des pèlerins. Je ne suis pas une grenouille de bénitier mais la bénédiction fait partie du "folklore" du camino et puis je me suis dit que cela ne peut me faire que du bien. Voilà, j'y suis, à 8h20 me voilà sur le chemin, quelle sensation étrange de se retrouver à emprunter ce chemin d'étoile foulés par des millions de pèlerins depuis quelques centaines d'années!
La sortie du Puy s'effectue sans difficultés jusqu'à la montée qui nous emmène sur le plateau. Je me rappellerais de cette montée que j'ai cru pouvoir avaler comme un coureur de 10 000. Bien mal m'en a pris, j'ai dù m'arrêter en haut de cette montée qui m'a cassée les jambes. Je suis pourtant assez sportif mais la randonnée est un sport à part entière qui demande de l'entraînement et une certaine technique, enfin pour qui veut conserver un bon rythme.


Buvette donativo à la roche Après un chemin en pouzzolane, l'arrivée à la corniche passe d'abord par une buvette en plein milieu de nulle part, donativo et très réconfortante.
Je fais un bout de chemin avec Jacques de Bruxelles et ses comparses belges, j'essaie de tenir la cadence, mais je suis à bout, une fringale et une douleur dans la poitrine, je me laisse tomber sur un muret pour récupérer et prendre mon petit-dej. Je ne déjeune jamais le matin, mais j'apprendrais vite qu'il faut manger le matin sur ce chemin.
Après avoir déjeuner en compagnie d'Hervé et visiter la chapelle saint-roch, avoir chercher le lac de l'oeuf (que j'ai pas trouvé comme beaucoup d'autres pèlerins car c'est en fait une tourbière), me voilà arrivé enfin à Saint-Privat d'Allier. Rester plus qu'à trouver l'accueil Lucien, et prier pour qu'il leur reste un lit pour me reposer. Sur cette étape, j'ai eu tous les ennuis physiques possibles hormis les ampoules que tous les randonneurs redoutes. Il n'est pas possible de réserver à l'accueil Lucien, Jean-marc m'a dit au téléphone de faire confiance. C'est ce que j'ai fait et je n'est pas été déçu. Cette première étape fut la plus riche en enseignements de toute sorte.
Entre mon sac trop lourd et mes capacités physiques que j'avais surestimé, j'avais le choix de la méditation:


  • Nous avons des muscles !  J'ai découvert des muscles que je ne soupçonnais pas, au niveau des hanches, des noeuds tendineux au dessus du coup de pied, etc....
  • En arrivant à l'accueil Lucien, Jean-marc en portant mon sac m'a dit que j'avais chargé mon sac de pèlerin comme celui de ma vie ! ( à méditer)
  • Sur cette étape que je pensais avaler sans difficulté, j'ai multiplié les changements de rythme. Ça m'a permis de vérifier un enseignement de judo ( je pratique le judo) : le changement de rythme est efficace contre un adversaire, mais là, l'adversaire, c'était moi-même. Si l'on veut pratiquer le changement de rythme, il faut le MAITRÎSER.

Je pense que si je ne m'étais pas arrêté à l'accueil Lucien, à qui j'adresse un grand MERCI pour leur hospitalité et tous leurs conseils qui me seront très utiles par la suite et de m'avoir transmis "l'esprit du chemin" (Ce que eux appelle "les petits cailloux qu'il sème"), le reste du chemin aurait sans doute était beaucoup plus difficile.
Par jean-michel de lille - Publié dans : Compostelle 2008 - Communauté : COMPOSTELLE
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Samedi 11 octobre 2008 6 11 /10 /Oct /2008 18:19

Samedi 3 mai 2008,

Départ: 8h45
Arrivée: vers 14h30
Distance: 20 Kms
Relief: - La descente de Monistrol est très piégeuse
- La montée après Monistrol est raide mais pas trop longue
- En arrivant à Saugues, belle descente


Après un bol de café et la traditionnelle photo du petit déj avec la famille Lucien, me voilà sur le chemin avec deux difficultés dont tout le monde parle, la descente puis la montée de Monistrol d'Allier.
La famille Lucien est vraiment exceptionnelle, ils se mettent en quatre pour que votre chemin soit le plus agréable possible. Et puis ils m'ont donné pas mal de conseils en fin d'après-midi et le matin.
  • L'importance de boire beaucoup (d'eau bien sûr) sur le chemin. au minimum 1 litre à l'heure. Cela permet d'éviter les tendinites et la déshydratation, qui accroît la sensibilité aux coups de soleil. Il y a des fontaines régulièrement sur tout le chemin. Alors pas d'économies. Pour contrôler, la bonne hydratation, les urines doivent être transparente, si elles sont jaunes, c'est que l'on ne boit pas assez.
  • Se protéger du soleil !
  • Il faut écouter son corps ! Au moindre signes de faiblesse, de douleurs ou autres, il ne faut pas hésiter à se ménager. Ce chemin ne doit pas se transformer en chemin de croix. Le risque étant de devoir abandonner sur blessure ou grande faiblesse et au pire de se retrouver en rapatriement sanitaire.
Je retrouve Bernard et Marie avant Monistrol
















    Après la traversée du pont Eiffel, un arrêt ravitaillement dans une petite épicerie, une petite route goudronnée nous emmène vers une montée à plus de 15% puis sur la gauche un chemin très raide avec main courante et même escalier nous emmène à la chapelle troglodyte, ci-dessous, dédiée à marie-madeleine (ou Madeleine).

    Arrivée en haut de ce chemin, il est l'heure de casser la croûte en compagnie de 3 pèlerins de Tours qui ressemblaient plutôt à des sherpas vu la taille de leur sac. A croire qu'ils étaient des pénitents ! On a surtout, le même problème de sac surchargé.

L'arrivée a Saugues a été l'occasion de voir la bête du Gévaudan telle que l'a vue un sculpteur.



Arrivée dans le gîte communal, très bien, plutôt neuf, cuisine nickel. Puis après une bonne douche, l'heure des courses du soir et du lendemain. Content d'être dans ce gîte relativement calme contrairement au gîte de la Margeride qui fait un peu "usine" à pèlerins d'après les récits d'autres pèlerins.
    Dommage, l'église était fermé à 19 heures.

Par jean-michel de lille - Publié dans : Compostelle 2008
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 16:02
Dimanche 4 mai 2008,

Départ: vers 07h00
Arrivée: 14h30
Distance: 19.5 Kms
Relief:
  • Une bonne montée avant la forêt vers 12h00
  • Après et avant la ferme de Contaldès, beaucoup de petite montée et descente.

    Je pars tôt maintenant, c'est plus facile de marcher tôt et je préfère. La terre s'éveille, les limaces grouillent de partout, ce sera mon sport du matin, le slalom entre les limaces.
  Depuis Le Puy en Velay, je repasse le répertoire de chansons pour rythmer la cadence:
elles viennent sans crier "Gare", "La bonne du curée", "ma tante n'a plus que 29 poulets", le générique des animaux du monde "poum, poum poum poum, ......" et bien d'autres, LOL ! à voix basse bien sur, pour pas effrayer les pélerins et la faune, je chante extrèmement faux !
 
Première pause à la tour des anglais. Arrêt dans une ferme qui propose le gîte et également le petit dej, mais pour moi ce sera juste l'eau de la fontaine. Je rencontre un pèlerin de Paris que je retrouverais au Sauvage. J'emmènerais un souvenir odorant de cette halte: un chien venu me faire la fête les pattes remplies de  lisier ( Pouahhh).
 Je retrouve vers 12h00, pendant une pause, hervé de Lyon qui est en compagnie de Joseph (que j'ai croisé à l'accueil Lucien) , un papy de 72 ans, je crois, qui a déjà fait le camino. Leur rythme n'a pas l'air exceptionnel, mais ils sont tous deux difficiles à suivre; J'ai beaucoup de mal a m'adapter au rythme des autres pélerins, j'ai parfois l'impression qu'ils marchent trop lentement ce qui casse mon rythme, et lorsqu'ils accélèrent je ne peux plus les suivre. Arrivé en haut d'une côte à l'entrée d'un bois, plus possible de continuer; je suis k.o. Point de côté, poitrine écrasé, je me laisse littéralement tomber sur la mousse, je dévore ce que j'ai à manger jusqu'au jus de la boîte de thon !! Petite sieste au soleil pour sécher mon tee-shirt. Je retrouverai hervé et joseph quelques centaines de  mètres plus  loin qui m'accompagnerons jusqu'au domaine du Sauvage. Ils continueront jusqu'à Saint Alban sur Limagnole. Heureusement qu'ils étaient avec moi et m'ont présenté le domaine du Sauvage car je crois que je l'aurais loupé.

Ce gîte est magnifique, une belle bâtisse dans son jus,
et à l'arrière le gîte des pélerins très bien équipé. (Cuisine, lave-linge, sèche-linge ....)
et chambre de 4 impeccable.

Après la douche quotidienne de fin d'étape, le ravitaillement en produits frais au domaine, bon marché, Je me rend compte après la douche que mes coups de soleil sont plus importants que je ne le pensais. Brûlure au 2 ème degré avec cloque sur les 2 avant-bras. Je suis brun et je bronze assez facilement, mais l'exposition pendant plus de 6 heures et la mauvaise hydratation ne pardonne pas ! Je marcherais jusqu'à Figeac en manche longue. Je retrouve jacques de Bruxelles et une bretonne et son ami anglais. Elle dort dans le deuxième gîte avec un groupe de suisse qui feront beaucoup de bruit d'après elle. Ils auront aussi la mauvaise idée de faire du feu dans la cheminée; La pièce est enfumé et la chaleur insoutenable; il fait plus de 19 degrés dehors.
Coucher vers 20h30 comme d'hab.

Par jean-michel de lille - Publié dans : Compostelle 2008 - Communauté : COMPOSTELLE
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 /10 /Oct /2008 17:12
Lundi 5 mai 2008,

Départ: 6h30
Arrivée: 15h30
Distance: 27.5 Kms


   Pour la première fois, la veille, je consulte le guide FFRP du chemin pour me faire une idée de mon itinéraire. Seul à partir à cette heure, la forêt sans autre bruit que celui de la faune est magnifique. Arrivée seul à la fontaine saint Roch,
       puis à la chapelle Saint Roch (fermée),

je repars sûr de l'itinéraire que j'avais lu la veille, je cherche donc le chemin juste après des panneaux de virage, 700 m de descente, enfin un chemin... mais pas de balisage rouge et blanc !!!!

    Je cherche, puis je me décide à remonter la route (Grrrrr), je retrouve le chemin. en fait, le balisage est bien à sa place mais les panneaux de virage n'y sont pas, il y a des travaux !!! Je décide de rester un peu sur place pour indiquer aux pèlerins le bon itinéraire. Je marche plusieurs kilomètres avec Jacques de Bruxelles que j'ai rencontré au départ du Puy et à l'accueil Lucien et qui va jusqu'à Conques.

Passage à Saint Alban sur Limagnole
et son église où je retrouve un couple d'Hazebrouck.

Je passe les Estrets et avant la forte montée, je me rend compte que je n'ai plus d'eau. Un groupe me donne un demi litre d'eau en m'expliquant qu'ils en ont encore plusieurs packs dans la voiture. Je reste sans voix.
eh, oui, ces groupes qui sont tant décriés pour leur manque "d'esprit" du chemin ( Une voiture les attend pour le déjeuner, porte leur valise, etc....) m'ont généreusement donné de l'eau (a méditer). Dans cette forte montée, un nancéen de 68 ans n'arrive plus à avancer; il est à bout.

L'orage résonne partout, il est devant et derrière. L'arrivée à Aumont-Aubrac se fait sous la pluie, l'occasion pour moi de tester, mon coupe-vent et le sac à pluie du sac à dos. Je pense au film de danny boon avec le sourire, car la pluie a commencé à tomber au panneau Aumont-Aubrac.


Enfin le gîte


et son célèbre Aligot.

 Je retrouve Bernard et le nancéen de 68 ans. Il  décidera  le  soir même  d'arrêter  le chemin tout comme une pèlerine victime d'un lumbago. Mais  il  ira jusqu'à  Conques en factage.

Super soirée en compagnie de Bernard et d'un couple de parisien.
Par jean-michel de lille - Publié dans : Compostelle 2008 - Communauté : COMPOSTELLE
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