Vendredi 9 septembre 2011
Le retour sur le chemin s'est fait attendre mais pour mieux y revenir et même recommencer puisque nous avons opté pour repartir du puy en Velay. Comme un nouveau départ plein de symbôles, notamment puisque ce jour est celui de notre anniversaire de mariage. Nous fétons sur le chemin nos 11 ans de mariage et 21 ans de vie commune.
Après une nuit à l'accueil pélerin Saint Jacques (rue du cardinal de Polignac), nous passons à la cathédrale notre dame du Puy pour la bénédiction des pélerins où nous retrouvons, notamment Jean-philippe et Catherine, Philippe et Françoise, Isabelle, Lucie (étudiante à Lille), et même un couple de pélerins qui venait de LOMME comme nous (Laurence la croise de temps en temps dans le métro) mais que nous n'avons pas revu.
La sortie du Puy que redoutait Laurence s'effectue sans trop de difficulté. Nous passons à La Roche devant la buvette " pélerine" déserte ce jour là (rentrée des classes oblige) puis une pause s'impose à Saint Christophe Sur Dolaizon. L'épicerie est fermé mais un bistrot fait dépôt de pain. La patronne me conseille de m'arrêter à la ferme de Tallode pour acheter du fromage. Je partage le pain avec Lucie. Laurence s'occupe de l'eau. Nous repartons rapidement en direction de la chapelle Saint Roch pour déjeuner. A Tallode, effectivement une ferme qui offre également le gîte, fabrique un fromage excellent. Il tient au corps, nous le conserverons jusqu'à saint Côme d'Olt. Maigre repas aujourd'hui composé d'une saladière, de pain et fromage de Tallode.
Puis Laurence m'a emmené dans la chapelle Saint-Roch pour reproduire : l'entrée dans l'église, suivi d'un émouvant discours improvisé et d'un échange des médailles (avec la vierge et la coquille au verso) reçues le matin à la cathédrale.
Le départ de Montbonnet après le repas jusqu'au Lac de l'Oeuf nous a paru interminable. Pourtant, comparée à la sortie du Puy, cela n'a rien de difficile. Notre mémoire nous joue des tours.
Nous arrivons à Saint Privat d'Allier vers 15h30 en compagnie d'Isabelle à l'accueil Lucien. Nous cheminons sans réservation et sans savoir quelle sera l'étape de demain. Isabelle arrive avec une crise de spasmophilie. Le stress de la descente de Saint Privat peut être. Après avoir conversé avec Jean-marc, nous nous installons. Quelques étirement plus tard, il faut penser à faire quelques courses (sans oublier de quoi fêter gentillement notre anniversaire de mariage) pour le lendemain. Nous prenons un verre en compagnie d'un monsieur de 74 ans (Parisien et breton) qui compte faire deux étapes jusqu'à Saugues. Il a beaucoup de difficultés et marche au voltarène trois fois par jour. Il souffre en silence mais avance.
Après un toast pour notre anniversaire de mariage (avec Jean-Philippe et Catherine, Philippe et Françoise, Lucie, Isabelle,
Jean-Marc et Marie et une autre pélerine) et notre repas, la fatigue nous gagne. Nous avons la chance d'avoir un grand lit dans le dortoir.
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